top of page

Quatre mois avec Isaac au quotidien

23 sept.
8 min de lecture

Quatre mois avec Isaac au quotidien au cabinet : Kinderarzthaus et Saipient.


Les enseignements tirés par Kinderarzthaus de son utilisation


Un examen préventif, un entretien approfondi avec les parents ou une consultation complexe sur le plan psychosocial exigent toute l’attention du médecin. En parallèle, les éléments essentiels doivent être documentés de manière complète et compréhensible.


Kinderarzthaus a donc souhaité déterminer si la documentation assistée par l’IA permet réellement d’alléger la charge de travail au quotidien et si les médecins continuent à utiliser volontairement une telle solution après plusieurs mois.


Au cours de la période analysée, 22 médecins ont réalisé environ 5’300 documentations avec Isaac. Parmi eux, 21 ont également participé à une enquête structurée.


Les résultats dressent un tableau nuancé. L’un des constats les plus récurrents concerne une plus grande disponibilité pour l’enfant et ses parents. Le gain de temps se manifeste surtout lors de consultations longues et complexes. Le projet pilote a également permis d’identifier les domaines dans lesquels la qualité de la documentation, la personnalisation et les processus techniques doivent encore être améliorés.



Le projet pilote en bref


22

Médecins participant au pilote

~5’300

Documentations

18 sur 22

Actifs pendant au moins trois mois

21

Participants à l’enquête



D’un projet pilote à un outil de travail régulièrement utilisé


Le projet pilote a débuté en avril 2026 avec un groupe restreint. À partir du mois de juin, entre 20 et 22 médecins ont utilisé activement Isaac chaque mois.


Durant toute la durée du projet pilote, l’utilisation est restée volontaire. Aucun médecin n’était tenu d’utiliser Isaac pour un nombre défini de consultations ou pour certains types de rendez-vous.


Parmi les 22 participants, 18 ont été actifs pendant au moins trois mois différents. Pour la grande majorité d’entre eux, l’utilisation ne s’est donc pas limitée à la phase d’introduction ou à quelques journées de test.


Différents modes d’utilisation se sont développés. Certains médecins ont utilisé Isaac pour une grande partie de leurs consultations. D’autres ont choisi de recourir à l’assistant de manière ciblée, notamment lors d’examens préventifs, d’anamnèses plus longues ou d’entretiens à caractère psychologique ou psychosocial.


Pour les rendez-vous très courts, en revanche, la documentation habituelle pouvait être tout aussi rapide, voire plus rapide.


Pour évaluer un assistant basé sur l’IA, le nombre d’utilisations ne constitue donc pas le seul critère pertinent. Il est tout aussi important de savoir si les médecins continuent à utiliser volontairement le système sur une période prolongée et dans quelles situations ils y voient une réelle valeur ajoutée.


Utilisation d’Isaac d’avril à août 2026 : 92, 453, 1’978, 1’997 et 826 documentations. Août jusqu’au 14.08.2026.


Davantage d’attention pour l’enfant et ses parents


19 des 21 personnes interrogées ont indiqué qu’Isaac leur permettait d’améliorer le contact avec les patients, d’avoir davantage de contact visuel, de mieux observer ou tout simplement de disposer de plus d’attention pendant la consultation.


Au lieu de saisir continuellement des notes sur l’ordinateur pendant l’entretien, elles pouvaient davantage se concentrer sur l’enfant, les parents et la dynamique de l’échange. Cet avantage a été particulièrement souvent mentionné lors de consultations longues ou complexes sur le plan psychologique ou psychosocial.


Cette présence est particulièrement importante en pédiatrie. L’observation de l’enfant, les signaux non verbaux ainsi que les interactions au sein de la famille font souvent partie intégrante de la consultation. Passer moins de temps à taper sur un clavier permet de leur accorder davantage d’attention.


Une médecin a toutefois souligné que le fait d’écrire elle-même l’aide à structurer ses réflexions et à s’assurer qu’aucun élément important n’est oublié. Ce constat fait lui aussi partie du tableau d’ensemble : les méthodes de travail varient et tout le monde ne bénéficie pas d’un tel outil de la même manière.


Davantage de contact visuel. Moins de temps passé à taper pendant la consultation. Plus de présence auprès du patient.

19 répondants sur 21 rapportent davantage de contact visuel, une meilleure observation ou davantage d’attention disponible.


Le gain de temps dépend fortement du type de consultation


En matière de gain de temps, les expériences ont été moins homogènes.


Certains médecins ont estimé le gain à 25–30 %. Plusieurs ont indiqué économiser cinq à huit minutes lors de consultations adaptées à l’utilisation d’Isaac. Une médecin a parlé d’un allègement d’au moins une heure sur l’ensemble d’une journée de travail.


D’autres n’ont constaté aucun gain de temps clairement identifiable. Parmi les raisons évoquées figuraient des entretiens plus détaillés, la nécessité de raccourcir ou de corriger la documentation ainsi que des délais liés à des aspects techniques. Lors de consultations courtes, la documentation manuelle pouvait être plus rapide.


L’évolution du travail de documentation effectué après les heures de consultation a également varié. Onze des 21 personnes interrogées ont indiqué devoir effectuer moins de documentation ultérieurement ou à domicile. Cinq n’ont constaté aucun changement significatif, tandis que deux ont plutôt observé une charge supplémentaire liée aux contrôles et aux corrections. Pour les autres, l’effet était mitigé ou la question n’a pas reçu de réponse directe.


Il n’est donc pas possible d’en déduire une promesse générale du type : « Isaac permet d’économiser cinq minutes par consultation ».


Les expériences montrent plutôt que le gain de temps dépend du type de consultation, de la méthode de travail personnelle ainsi que du travail de révision nécessaire après la consultation.



Les utilisateurs les plus actifs souhaitent continuer à utiliser Isaac


Pour évaluer le projet pilote, il est intéressant de considérer conjointement les réponses à l’enquête et l’utilisation effective du système.


Les six utilisateurs les plus actifs représentent plus de la moitié de toutes les utilisations au sein du groupe interrogé. Tous les six souhaitent continuer à utiliser Isaac.


L’évaluation positive provient donc également de personnes qui ont intégré Isaac de manière intensive dans leur quotidien professionnel pendant plusieurs semaines.


Au total, 20 des 21 personnes interrogées souhaitent continuer à utiliser Isaac sur une base volontaire. Certaines prévoient de recourir délibérément à l’assistant de manière sélective, notamment lors de consultations longues ou complexes. Une personne s’est montrée globalement critique et n’a pas clairement indiqué vouloir poursuivre son utilisation.


Parallèlement, plusieurs utilisateurs intensifs ont formulé des propositions d’amélioration concrètes. Cet aspect est important pour interpréter les résultats : une utilisation régulière ne signifie pas que les faiblesses du système passent inaperçues. Au contraire, les personnes qui utilisent fréquemment un outil identifient très précisément les situations dans lesquelles il facilite leur quotidien et celles dans lesquelles des points de friction subsistent.


20 répondants sur 21 souhaitent continuer à utiliser Isaac volontairement.


Les domaines dans lesquels Isaac doit encore gagner en fiabilité


Le projet pilote a également mis en évidence plusieurs domaines dans lesquels Isaac et les processus associés devaient encore être améliorés. L’un des défis concernait le processus de travail existant chez Kinderarzthaus. En fonction de l’organe examiné, les médecins activent certains blocs de texte à l’aide de commandes vocales. Ce fonctionnement a d’abord dû être assimilé, puis adapté au travail avec Isaac.


Des améliorations étaient également souhaitées concernant la forme et le style de la documentation. Plusieurs personnes interrogées trouvaient certains textes trop détaillés et souhaitaient des formulations médicales plus précises et plus concises. Une personnalisation plus poussée faisait également partie des attentes : les formulations corrigées et les préférences individuelles en matière de documentation n’étaient jusqu’alors pas mémorisées de manière durable.


Ces retours ont directement été intégrés au développement du produit. Grâce à la nouvelle fonction de mémoire, Isaac doit désormais pouvoir mieux tenir compte des corrections et des préférences personnelles. La poursuite de son utilisation permettra de déterminer dans quelle mesure cette fonction est efficace au quotidien et si elle permet de réduire le travail de révision. L’expérience avec les blocs de texte montre également à quel point il est important d’adapter étroitement la solution aux processus cliniques existants.



Une bonne assistance à la documentation doit s’intégrer aux processus existants


Le projet pilote a également montré à quel point l’utilité d’une solution d’IA dépend des processus de travail déjà en place.


Chez Kinderarzthaus, différents blocs de texte sont utilisés en fonction du système ou de l’organe examiné. Ce processus bien établi a dû être coordonné avec la documentation générée par l’IA.


Cela peut sembler être un détail, mais il s’agit d’un élément déterminant dans la pratique. Une solution de documentation ne fonctionne jamais de manière isolée. Elle doit s’intégrer à des modèles existants, à des habitudes de travail, au logiciel du cabinet ainsi qu’aux préférences personnelles en matière de documentation.


Sur ce point également, les retours du projet pilote étaient clairs. Plusieurs médecins souhaitaient des textes plus courts, moins de répétitions et une meilleure adaptation à leur propre manière de travailler. Certains privilégient des textes rédigés sous forme de paragraphes, tandis que d’autres préfèrent des notes brèves sous forme de points. Le niveau de détail souhaité varie également selon le type de consultation.


Pendant le projet pilote, Saipient a introduit une fonction de mémoire destinée à mieux prendre en compte les corrections individuelles et les préférences en matière de documentation. La poursuite de l’utilisation montrera dans quelle mesure cette fonctionnalité permet de réduire le travail de révision.


Des retours techniques ont également concerné les enregistrements, le transfert des informations vers le système d’information du cabinet, les modèles ainsi que les temps de traitement. Plusieurs de ces aspects ont déjà été améliorés au cours du projet pilote. Pour une utilisation durable, un processus stable et transparent reste toutefois indispensable.



Les attentes vont au-delà de la documentation


Le projet pilote a également fait émerger des besoins concernant d’autres formes de soutien administratif, par exemple pour les demandes de consultation auprès de spécialistes et les courriers médicaux, la synthèse de dossiers volumineux ou encore la facturation et les formulaires.


Ces fonctionnalités ne faisaient pas partie de l’évaluation menée jusqu’à présent. Les retours montrent toutefois que les besoins dépassent la seule documentation des consultations.


Le même principe s’applique à ces futurs développements : Isaac peut structurer les informations et formuler des propositions. La vérification, la validation et la responsabilité médicale restent entre les mains des professionnels de santé.



Ce qui est plus clair après quatre mois


Le projet pilote ne permet pas de formuler une promesse simple du type « X minutes économisées par consultation ». Les consultations, les méthodes de travail et les préférences personnelles sont trop différentes pour cela.


Trois constats se dégagent néanmoins clairement :


Plus de présence : de nombreux médecins indiquent devoir moins documenter en parallèle pendant la consultation et pouvoir ainsi se concentrer davantage sur l’enfant et ses parents.


Un gain de temps ciblé : l’allègement est surtout perceptible lorsque les entretiens sont plus longs, plus complexes ou nécessitent une documentation importante.


L’adoption nécessite des processus adaptés : les médecins utilisent Isaac de différentes manières. Le style de documentation, les modèles et les processus existants doivent donc être pris en compte.


L’utilisation volontaire pendant plusieurs mois ainsi que la forte volonté de poursuivre l’utilisation montrent qu’Isaac est devenu, pour de nombreux participants, un véritable outil de travail au quotidien.


Kinderarzthaus continuera à utiliser Isaac. Son utilisation restera volontaire et dépendra des consultations pour lesquelles chaque médecin estime qu’il apporte une réelle valeur ajoutée.


« Le principal enseignement que nous tirons de ce projet pilote est que l’utilité d’Isaac varie d’une personne à l’autre et dépend fortement du motif de consultation. Lors d’entretiens longs et complexes en particulier, Isaac permet souvent non seulement de gagner du temps, mais surtout d’être davantage présent pour l’enfant et ses parents. Au lieu de documenter en parallèle, nous pouvons garder le regard tourné vers notre interlocuteur. Isaac a par ailleurs déjà continué à évoluer durant la phase pilote sur la base de nos retours. Nous avons donc décidé de mettre Isaac à la disposition de l’ensemble de nos médecins sur une base volontaire et de poursuivre son développement en collaboration avec Saipient. »

Dr méd. Tim Brennemann, Chief Medical Officer, Kinderarzthaus AG



Tester Isaac dans votre propre cabinet


Nous partageons volontiers les enseignements tirés du projet pilote mené avec Kinderarzthaus et discutons avec vous de la manière dont Isaac peut être testé de façon ciblée dans votre cabinet, puis évalué sur la base de son utilisation concrète et des retours de vos équipes.



 
 
bottom of page